Une succession ne se règle pas tant que tous les héritiers ne sont pas identifiés. Un frère parti à l’étranger dans les années 80, un cousin issu d’une première union dont personne ne parle, une famille dispersée par les décennies : il suffit d’un absent pour que le notaire suspende le règlement et que le bien reste gelé.
Qui mandate le généalogiste
Le plus souvent le notaire chargé de la succession. L’enquête peut aussi être déclenchée à la demande des héritiers connus, qui ont tout intérêt à ce que le dossier avance. Celui qui identifie le blocage peut suggérer la démarche : c’est souvent ce geste qui remet tout en mouvement.
Comment il enquête
Sur pièces : état civil, registres, archives publiques, listes électorales, publications. Il reconstitue la dévolution successorale, c’est-à-dire l’arbre complet des personnes appelées à hériter, puis localise chaque héritier, en France ou à l’étranger. C’est un métier d’archives et de patience, encadré par des règles de déontologie et de protection des données.
Le contrat de révélation : payé au résultat
Quand le généalogiste retrouve un héritier qui ignorait ses droits, il lui propose un contrat de révélation : il révèle la succession en échange d’un pourcentage de la part recueillie. Trois points à connaître, parce que les familles posent toujours la question :
- L’héritier ne paie rien d’avance : le généalogiste se rémunère uniquement sur ce que l’héritier reçoit effectivement.
- Le pourcentage est négocié et écrit avant toute révélation.
- L’héritier reste libre de renoncer à la succession ; dans ce cas, il ne doit rien.
Ce modèle au résultat n’est pas un hasard : c’est le seul qui fonctionne quand personne ne veut avancer de frais. C’est aussi celui que nous appliquons au déblocage, pour la même raison.
Et ensuite
L’héritier retrouvé, le notaire reprend la main : acceptation ou renonciation, inventaire, règlement, puis déblocage du bien. Vente, rachat de parts ou location. La succession qui attendait depuis des années se traite alors comme n’importe quelle autre.

